Comment prévenir la crise cardiaque.

L’espérance de vie à la naissance atteint 85,3 ans pour les femmes et 79,3 ans pour les hommes. Mais l’espérance de vie en bonne santé ne suit pas cette courbe ascendante.

 

L’espérance de vie “en bonne santé”, ce sont les années qu’une personne peut compter vivre sans souffrir d’incapacité dans les gestes de la vie quotidienne.

 

En France, elle s’élève à 64,1 ans pour les femmes et 62,7 ans pour les hommes. Des chiffres stables, qui nous  placent au 5e rang européen pour les femmes et au 10e rang pour les hommes.

“Alors que la France occupe l’une des meilleures places en matière d’espérance de vie à la naissance, elle est assez proche de la moyenne européenne pour l’espérance de vie en bonne santé”, apprend-on dans le dernier rapport de la DRESS.

 

 La personne éprouve soudain une forte douleur. Dans la moitié des cas, elle décède moins d’une heure après, sans que de quelconques secours (famille, pompiers, SAMU), aient pu intervenir.

 

Le risque de mourir immédiatement est donc de 50 %, mais il peut monter à 80 % chez les personnes fragilisées par un mode de vie déraisonnable :

mauvaise alimentation, vie déréglée, tabagisme, manque d’exercice physique.

 

Quand le malaise est dans la poitrine, dans 95 % des cas, c’est le cœur. Mais il y a des équivalents de ces crises qui concernent d’autres organes.

 

La plus fréquente est l’attaque cérébrale, ou AVC, pour « Accident Vasculaire Cérébral ». La différence est qu’il n’y a pas d’arrêt cérébral comme il y a des arrêts cardiaques.

Le risque de décès est donc moins grand. Par contre, le risque de rester handicapé quand on survit, et en particulier d’être paralysé, est plus élevé.

 

Si la personne frappée par la crise cardiaque ne meurt pas immédiatement, voici le scénario habituel, dans un pays comme la France :

  • Le patient lui-même ou un proche s’alarme des symptômes : douleur dans la poitrine, palpitations, essoufflement, malaise général.

 

  • Il décide d’appeler les secours (SAMU, pompiers) qui se déplacent très vite (domicile, lieu de travail, lieu public). C’est rarement le patient qui se déplace…

 

  • Le responsable des secours décide alors – s’il suspecte une crise cardiaque – l’hospitalisation immédiate.

 

  • Parfois, on pratique sur place un électrocardiogramme qui permet d’approcher le diagnostic.

 

  • Pendant le transport, le patient reçoit les premiers soins : masque à oxygène, morphine s’il souffre beaucoup, perfusion.
  • Chaque seconde compte. En effet, plus le traitement est entrepris rapidement, meilleures sont les chances pour le patient de se rétablir de l’accident.

 

En effet, la crise cardiaque est provoquée par l’obstruction d’une artère, qui empêche le sang d’arriver au muscle du cœur (myocarde).

 

Privées d’oxygène pendant plusieurs heures, des cellules meurent. Au-delà de 4 heures, la portion de tissu cardiaque menacée par le manque d’oxygène est irrémédiablement détruite. Il faut donc déboucher l’artère le plus rapidement possible.

 

Comment déboucher une artère en urgence ?

  • soit on perfuse un médicament qui dissout le bouchon artériel ;

 

  • soit on introduit dans l’artère un fil mécanique télécommandé (un cathéter), qui va remonter jusqu’au bouchon, le percer, et rétablir ainsi un peu de circulation sanguine vers le cœur.

 

Dans les deux cas, il faut compléter le débouchage par des traitements. Mais on ne travaille plus dans la même urgence, puisqu’un minimum d’oxygène arrive désormais au tissu menacé, pour assurer la survie des cellules.

 

Le cas de l’Accident Vasculaire Cérébral (AVC)

Dans le cas d’une attaque cérébrale (AVC), c’est plus compliqué : En effet, seuls 20 % des AVC sont provoqués par l’occlusion d’une artère irriguant le cerveau.

 

Si c’est le cas, on agit comme dans l’infarctus : on débouche le plus vite possible avec des médicaments par intraveineuse pour dissoudre le bouchon, ou par cathéter. Très souvent cependant, l’AVC est en fait causé par une hémorragie cérébrale (40 % des cas) : une artère s’est rompue dans le cerveau et le sang s’écoule…

 

Une fois déclenché, l’AVC hémorragique est très difficile à traiter. On ne peut que se cantonner à l’arrêt de toute médication anticoagulante et au traitement de l’hypertension artérielle. L’approche préventive est donc cruciale !

 

L’envers du décor

Le traitement de l’infarctus a énormément progressé. Tous les jours, dans le plus modeste hôpital comme dans les plus prestigieux centres universitaires, des cardiologues accomplissent des prouesses. La mortalité cardiovasculaire a donc diminué significativement.

 

Si la mortalité diminue, la fréquence des maladies cardiovasculaires augmente : le nombre d’hospitalisations pour infarctus, le nombre d’échocardiographies, de coronarographies, le nombre d’angioplasties, de pontages augmentent.

 

Cela ne tient pas au vieillissement de la population car le phénomène est observé dans chaque tranche d’âge.

Les femmes d’âge moyen, en particulier, sont de plus en plus touchées, alors qu’elles étaient autrefois relativement préservées.

 

Jamais autant de femmes n’ont été traitées avec des médicaments anticholestérol, et jamais il n’y a eu autant de crises cardiaques et d’AVC chez les femmes, y compris les jeunes…

 

On observe aussi une très inquiétante évolution des AVC hémorragiques : cette tendance est probablement en relation – au moins en partie –

avec la prescription massive de médicaments anticaillot et de médicaments anticholestérol aux personnes considérées comme menacée par l’infarctus.

La surmédicalisation est donc responsable d’une dangereuse évolution.

 

De même, si vous espérez améliorer votre espérance de vie en prenant un médicament contre le cholestérol, un autre contre l’hypertension, un autre contre le diabète, en débouchant vos artères avec des stents, vous vous trompez.

 

La pose de des stents et le médicament contre le cholestérol et contre l’hypertension, Ces traitements ne sont pas efficaces pour prévenir les problèmes cardiovasculaires.

 

Obtenir une réduction MASSIVE des risques de façon naturelle c’est en adoptant une  nutrition et un mode de vie protecteur.

 

Plus vous vous rapprocherez de cette nutrition et de ce mode de vie, plus les bénéfices en terme de santé seront importants. Et pas seulement en termes de santé cardiovasculaire !

 

Vous ferez moins d’infarctus, et aussi moins d’AVC, mais aussi moins de cancers, moins de démences, moins de maladies inflammatoires,

vous prendrez moins de poids, vous aurez moins de cholestérol et de pression artérielle, et enfin un meilleur moral et plus d’énergie.

 

Il n’y a pas de miracle en médecine parce qu’en prenant de l’âge, tout se dérègle et s’abîme. A long terme, le risque zéro n’existe donc pas.

 

Ce que je propose ici, ce n’est évidemment pas une assurance sur la vie pour plus d’un siècle ; c’est seulement mais c’est déjà beaucoup une réduction massive des risques.

 

Dans la Lyon Heart Study (Etude de Lyon), que le Docteur Michel de Lorgeril  a dirigée dans les années 90, ils ont obtenu une diminution de 70 % du risque, grâce à la diète méditerranéenne.

 

On a parlé de miracle dans les médias. Mais aujourd’hui, nous savons qu’il est possible de faire beaucoup mieux et cela pour deux raisons principales :

  • La première, c’est que nous avons beaucoup appris au cours des quinze dernières années en matière de nutrition préventive. Nous et bien d’autres chercheurs dans le monde ne sommes pas restés inactifs ;

 

  • La deuxième raison est que nous savons maintenant que l’approche nutritionnelle de la prévention doit s’intégrer dans une modification plus générale du mode de vie. Dans l’Etude de Lyon, nous n’avions testé que la diète méditerranéenne.

 

  • Mais si on additionne les effets cumulés des modifications nutritionnelles,
  • d’une amélioration de l’activité physique,
  • de la gestion du stress,
  • de l’arrêt du tabac,
  • de la diminution des pollutions atmosphériques et alimentaires, on peut effectivement s’approcher du risque zéro.

 

Attention aux excès lors des repas :

Des chercheurs ont publié dans la revue spécialisée Consumer Reports leurs travaux expliquant d’abord qu’à l’occasion des repas de fin d’année, la facture calorique peut facilement dépasser les 5000 Kcal, soit l’équivalent de 8 repas équilibrés pour une femme sédentaire âgée de 18 à 40 ans.

 

En étudiant les données médicales de 2000 patients, les scientifiques ont découvert qu’un seul « gros » repas de fête pouvait suffire à multiplier par 4 les risques de subir une crise cardiaque le jour même.

 

Rappelons qu’en France, chaque année, 120 000 infarctus du myocarde sont enregistrés : 10 % des victimes décèdent dans l’heure qui suit. Cette étude américaine révèle que le moment et la fréquence des repas ont une influence sur la perte ou la prise de poids.

 

Petit déjeuner comme un roi, déjeuner comme un prince et dîner comme un pauvre”.

 

C’est en ces termes qu’Hana Kahleova, chercheuse à l’École de santé publique de l’Université de Loma Linda (Etats-Unis)

Cela résume l’étude qu’elle a dirigée sur les liens entre fréquence des repas et Indice de Masse Corporelle (IMC).

 

Pour en arriver à cette conclusion, des données concernant le nombre de repas quotidien, la durée du sommeil ou encore le moment du repas principal ont été récoltées auprès de 50 660 participants à l’Adventist Health Study-2.

 

L’étude, publiée dans le Journal of Nutrition, met en avant quatre habitudes entraînant une baisse de l’IMC : prendre un petit-déjeuner, manger un ou deux repas par jour.

 

Avoir de longues nuits de sommeil (et donc jeûner plus longtemps) et faire du petit-déjeuner ou du déjeuner le repas le plus important de la journée.

 

Les recherches démontrent également que le fait de manger plus de trois repas par jour est lié à une augmentation de l’IMC.

 

Ces conclusions vont dans le sens des recommandations du Programme national nutrition santé (PNNS), selon lesquelles le petit-déjeuner est un repas essentiel.

 

« Consommer un petit-déjeuner semble augmenter la satiété, réduire l’apport énergétique total,

améliorer la qualité globale de l’alimentation,

réduire le taux de lipides sanguins et

améliorer la sensibilité à l’insuline ainsi que la tolérance au glucose.

 

D’autre part, manger le soir a généralement l’effet inverse, ce qui affecte de façon négative le poids corporel », conclut Hana Kahleova.

Bibliographie:

« Le nouveau régime méditérranéen: Pour protéger sa santé et la planète » Docteur Michel de Lorgeril 

 

L’alimentation ou la troisième médecine”de Jean Seignalet et Pr Henri Joyeux

“Et  si je mettais mes intestins au repos?” de Thomas UHL (Auteur), Christophe ANDRÉ (Préface)

Méditer, jour après jour : 25 leçons pour vivre en pleine conscience” de Christophe André.

Le charme discret de l’intestin : Tout sur un organe mal aimé”de Jill Enders (Illustrations), Giulia Enders  (Avec la contribution de), Isabelle Liber (Traduction)

 

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